Les Bleus sans deux cadres avant 2026

Didier Deschamps a tranché : sa liste de 26 joueurs pour la Coupe du monde 2026 laisse de côté deux noms qui faisaient parler. Eduardo Camavinga, au Real Madrid, et Lucas Chevalier, au Paris Saint-Germain, ne feront pas partie du voyage. Dans un groupe français déjà très relevé, ces absences marquent les esprits, même si le sélectionneur a insisté sur la logique sportive derrière ses choix.

La France s’en va en Amérique du Nord comme l’un des grands prétendants au titre. Finaliste en 2022, elle arrive avec une équipe profonde, menée par Kylian Mbappé et appuyée par plusieurs attaquants en grande forme. Mais la concurrence interne reste féroce, et certains joueurs paient directement le prix d’une saison moins convaincante ou d’un manque de minutes.

Deux exclusions qui font débat

Le cas Camavinga est celui qui frappe le plus. Le milieu a connu une année compliquée, freinée par les blessures et un temps de jeu en baisse. Deschamps a reconnu la valeur du joueur, mais il a rappelé qu’il devait d’abord préserver l’équilibre de son groupe. Pour un joueur qui avait déjà goûté à la finale de 2022, la déception est forcément énorme.

Chevalier, lui aussi, sort du portrait. Tombé derrière Matvei Safonov dans la hiérarchie du PSG et presque plus utilisé depuis la fin de janvier, le gardien n’a pas réussi à convaincre sur la durée. Le sélectionneur a été clair : le rendement récent a pesé plus lourd que le statut ou les attentes autour du joueur.

Risser profite de sa montée

À l’inverse, Robin Risser vit une récompense majeure. Sa saison avec Lens lui vaut une première convocation en équipe nationale, après une progression très remarquée. Son titre de meilleur gardien de Ligue 1 cette semaine n’a fait que confirmer son ascension. Il rejoint maintenant Mike Maignan et Brice Samba dans le groupe des portiers.

Poste Choix retenu Lecture du sélectionneur
Milieu Camavinga absent Saison perturbée et concurrence élevée
Gardien Chevalier absent Manque de temps de jeu récent
Gardien Risser présent Récompense d’une saison très solide

Une attaque taillée pour viser loin

Si certains noms manquent, l’avant-garde française demeure impressionnante. Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Michael Olise, Rayan Cherki, Maghnes Akliouche et Bradley Barcola offrent à Deschamps une variété rare. Kylian Mbappé reste le point d’ancrage d’un groupe qui peut faire très mal dans les espaces.

Jean-Philippe Mateta obtient aussi la préférence, devant Randal Kolo Muani. L’attaquant de Crystal Palace s’ajoute à une ligne offensive où les profils explosifs abondent. De son côté, Florian Thauvin doit composer avec une concurrence trop dense malgré sa belle saison à Lens.

  1. La France arrive avec une attaque riche et polyvalente.
  2. Deschamps privilégie la forme du moment plutôt que le seul prestige.
  3. Les places sont chères, surtout chez les gardiens et les milieux.

Dernier grand rendez-vous pour Deschamps

Cette Coupe du monde aura aussi une forte portée symbolique : ce sera la dernière campagne de Deschamps à la tête des Bleus. Le technicien l’a confirmé plus tôt cette année, refermant un cycle commencé en 2012 et marqué par le titre mondial de 2018, puis la finale perdue quatre ans plus tard.

Le nom de Zinedine Zidane revient déjà avec insistance pour la relève, même si rien n’est officialisé. En attendant, Deschamps se concentre sur un groupe qui devra composer avec le Sénégal, l’Irak et la Norvège en phase de groupes. Le défi s’annonce sérieux, mais la France garde de solides arguments pour aller loin.

By Olivier Martel

Related Posts