Belgique : victoire éclatante 4-1 contre les États-Unis au Mondial 2026

Seattle marque la fin abrupte d’un rêve américain lors du Mondial 2026, alors que la Belgique impose sa loi avec une victoire sans pitié de 4 à 1 en huitièmes de finale. Les Diables Rouges ont démoli les hôtes au Lumen Field pour se qualifier pour les quarts de finale, où ils affronteront l’Espagne dans un rendez-vous de haute intensité.

La Belgique a pris le contrôle dès la première minute du match. Seul un arrêt spectaculaire du gardien américain Matt Freese a empêché Charles De Ketelaere de marquer immédiatement, mais ce répit fut de courte durée. Dès la neuvième minute, De Ketelaere a ouvert la marque en poussant une passe astucieuse de Nicolas Raskin au fond du filet, devant la ligne de but.

Les États-Unis ont tenté de récupérer une bouée de sauvetage face au cours du jeu. Folarin Balogun a obtenu une faute et Malik Tillman a balayé le coup franc au fond grâce à une déviation importante, ramenant les États-Unis à égalité. Cependant, l’égalité n’a duré que 56 secondes : De Ketelaere s’est élevé brillamment pour placer de la tête un centre de Leandro Trossard à courte distance, signant son doublé et une avance de 2 à 1 à la mi-temps.

La deuxième demie s’est effondrée sous le poids des erreurs individuelles. Une bévue du gardien Matt Freese, qui a trop tardé avec le ballon à l’extérieur de sa surface de réparation, a permis à De Ketelaere de lui subtiliser la balle et de servir Hans Vanaken pour un troisième but facile. Romelu Lukaku a ensuite porté la marque à 4 en fin de temps additionnel, après un pressing déterminé de Vanaken, scellant un résultat sans équivoque.

La Belgique a surclassé ses adversaires au chapitre des buts attendus, avec des statistiques détaillées dans le tableau comparatif suivant :

Équipe Buts attendus Résultat final Progression
Belgique 2,15 4 buts Quarts de finale
États-Unis 0,67 1 but Éliminé

Ce succès maîtrisé envoie les Diables Rouges vers leur troisième tournoi consécutif en quarts de finale. Pour les hôtes, c’était un crève-cœur familier, éliminés par la Belgique, l’équipe même qui les avait sortis en 2014. La Belgique a maintenu sa domination durant 90 minutes, comme démontré lors de leur dernière confrontation en Coupe du Monde.

La saga du carton rouge, qui avait dominé la préparation du match, planait sur la soirée. Une grande partie du monde s’est réjouie de l’élimination des États-Unis à la suite de la controverse entourant la décision de la FIFA de suspendre la sanction d’un match imposée à Folarin Balogun après un carton rouge reçu lors des seizièmes de finale.

Balogun a été aligné au coup d’envoi, et la Belgique a répondu sur le terrain avec une motivation supplémentaire liée à cette suspension annulée. Le président Donald Trump a affirmé avoir demandé au président de la FIFA, Gianni Infantino, de revoir le carton rouge de Balogun, ce qui a soulevé des accusations d’ingérence américaine dans le tournoi.

Il y avait une mince consolation pour la troupe de Mauricio Pochettino : les États-Unis avaient enfin remporté un match à élimination directe en Coupe du monde pour la première fois depuis 2002 au tour précédent. Mais être éliminé au même stade qu’il y a quatre ans laisse forcément un goût amer, et plusieurs joueurs américains étaient en larmes après le coup de sifflet final.

La soirée de Christian Pulisic s’est aussi terminée tôt : il a dû quitter le jeu en deuxième demie en raison d’une blessure à la cheville. La marque ne flattait personne, et la Belgique a surclassé ses adversaires dans tous les aspects du jeu.

La suite : un rendez-vous redoutable contre l’Espagne

La récompense pour cette victoire éclatante de la Belgique n’a rien de tendre. Les Diables rouges se rendront au Los Angeles Stadium dans quatre jours pour affronter l’Espagne, et ils savent que le saut en qualité est considérable. Là où les États-Unis offraient des erreurs à punir, l’Espagne propose le contrôle, ce jeu de possession implacable qui ne concède pas de chances faciles.

La Belgique puisera une réelle confiance dans la manière de cette performance. La volonté de Rudi Garcia de faire des choix audacieux, le plus frappant étant de laisser Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc contre les États-Unis, un pari qui s’est avéré payant, laisse croire à une équipe qui joue sans crainte.

De Ketelaere arrive dans la forme du tournoi, et en Lukaku, ils disposent d’un finisseur qui ne cesse de réécrire le record de buts national. Si ces deux-là demeurent affûtés, la Belgique peut faire mal à n’importe qui sur la scène internationale.

Mais les questions défensives que la Belgique a masquées face à des États-Unis brouillons subiront un examen bien plus sévère. Le milieu de terrain espagnol dominera le ballon, et la Belgique pourrait passer de longues séquences à le courir après, forcée de défendre bas et de frapper en contre-attaque.

Un plan de match bien différent de la domination offensive dont elle a profité à Seattle. La discipline en défense et l’efficacité clinique en transition détermineront vraisemblablement si ce parcours se poursuit vers les demi-finales.

Pour une génération belge qui porte l’étiquette « dorée » depuis des années sans trophée majeur, un quart de finale contre l’Espagne est exactement le genre d’épreuve qui distingue un bon tournoi d’un tournoi mémorable. La gagner, et les discussions sur un véritable parcours en profondeur deviendront sérieuses pour les Diables Rouges.

By Olivier Martel

Related Posts