Cap sur la médaille d’or: le Canada vise la finale

Le Canada n’est qu’à une victoire d’un billet pour le match ultime à la Coupe Hlinka-Gretzky 2026. Après une ronde préliminaire sans faute à Edmonton, l’équipe de moins de 18 ans arrive en demi-finale avec confiance et avec l’étiquette de favori.

Le prochain test sera la Finlande, vendredi 7 août, au Rogers Place. Si les Canadiens passent ce cap, ils retrouveront samedi les États-Unis ou la Slovaquie pour la médaille d’or.

Le parcours canadien jusqu’ici repose sur une attaque productive et sur une profondeur qui a pesé lourd contre la Suisse, la Slovaquie et la Suède. Avec 20 buts inscrits en trois matchs, le groupe a montré qu’il peut marquer de plusieurs façons.

Le rendez-vous face à la Finlande

La demi-finale du Canada contre la Finlande est prévue pour le vendredi 7 août 2026 à Edmonton. Le match aura lieu au Rogers Place, et le vainqueur se dirigera vers la finale, alors que le perdant sera relégué au match pour le bronze.

La mise au jeu est fixée à 17 h, heure des Rocheuses, ce qui correspond à 19 h, heure de l’Est, 16 h, heure du Pacifique, 20 h, heure de l’Atlantique et 20 h 30, heure de Terre-Neuve.

Ce duel mettra en scène deux équipes qui ont montré des qualités différentes pendant la phase de groupes. Le Canada a dominé offensivement, tandis que la Finlande a avancé en misant davantage sur sa structure et sa capacité à rester dans le coup malgré la pression.

Ce qu’il faut savoir sur la finale possible

Si le Canada l’emporte, son adversaire en finale sera les États-Unis ou la Slovaquie. L’autre demi-finale se joue aussi vendredi, à midi, heure des Rocheuses.

Un scénario Canada–États-Unis aurait une saveur particulière, puisque les deux pays ont terminé la ronde préliminaire avec une fiche parfaite. Les Américains ont battu la Tchéquie, la Finlande et l’Allemagne tout en limitant les occasions contre eux.

Une finale contre la Slovaquie donnerait plutôt l’occasion de revoir un duel déjà disputé en phase de groupes. Le Canada avait alors gagné 6-1, notamment grâce à deux buts de Kayden Stroeder. Même après cette défaite, la Slovaquie demeure dangereuse, surtout avec Tomas Selic, qui s’est retrouvé parmi les meneurs du tournoi après la première étape.

Le match pour la médaille d’or est prévu samedi au Rogers Place. La rencontre pour la médaille de bronze aura lieu plus tôt dans la journée, à midi, heure des Rocheuses. TSN et RDS assurent la diffusion des matchs disputés dans cette phase du tournoi.

Un Canada déjà testé, mais encore plus affamé

Les Canadiens ont lancé leur tournoi avec un gain de 7-3 contre la Suisse. Liam Pue et Brock England ont chacun marqué deux fois, ce qui a donné le ton dès le départ.

Ils ont ensuite écrasé la Slovaquie 6-1, avec une autre soirée forte de Stroeder, avant de conclure la ronde préliminaire par une victoire de 7-4 contre la Suède. Ce dernier match a particulièrement montré la capacité du Canada à ouvrir la machine rapidement, avec cinq buts en première période et 49 tirs au but au total.

Au terme de cette séquence, le Canada affichait trois victoires, 20 buts marqués, huit buts accordés et la première place du groupe A. Ce dossier lui a permis d’obtenir une demi-finale contre la Finlande, deuxième du groupe B derrière les États-Unis.

Les menaces à surveiller dans l’alignement canadien

Maddox Schultz a été le joueur canadien le plus constant sur le plan de la production. Avec un but et six aides, il a terminé la ronde préliminaire parmi les meilleurs pointeurs du tournoi. Son intelligence avec la rondelle et sa capacité à faire jouer ses coéquipiers en font un moteur offensif important.

Liam Pue a, pour sa part, été le meilleur marqueur du Canada jusque-là. Ses quatre buts et deux passes en trois matchs témoignent d’un instinct offensif déjà bien affûté, surtout près du filet.

Kayden Stroeder a aussi livré un tournoi solide avec trois buts et trois aides. Sa vitesse et sa polyvalence lui permettent d’agir autant en transition qu’en zone offensive, ce qui le rend précieux dans un match serré.

À la ligne bleue, Landon DuPont attire encore beaucoup d’attention. Le défenseur d’Everett a amassé un but et deux passes en phase de groupes, en plus d’aider sur l’avantage numérique et de relancer l’attaque avec calme. Son expérience précédente du tournoi ajoute une couche de maturité à son jeu.

Le gardien Leif Oaten pourrait lui aussi jouer un rôle clé. Même si le Canada devrait passer une bonne partie de la soirée en territoire offensif, Oaten devra être prêt à répondre aux contres finlandais et aux séquences en avantage numérique.

Pourquoi la Finlande peut compliquer les choses

La Finlande n’a pas traversé la ronde préliminaire sans accroc, mais elle a trouvé une façon d’atteindre les demi-finales. Après une victoire de 5-2 contre l’Allemagne, elle a subi une défaite de 4-1 contre les États-Unis avant de s’imposer 5-4 face à la Tchéquie pour assurer sa place.

Le gardien Samu Heikkinen pourrait être son joueur le plus important contre le Canada. Sa prestation contre la Tchéquie, où il a repoussé 38 tirs, a confirmé qu’il peut tenir son équipe dans le match même quand la pression monte.

Pour le Canada, le défi sera de ne pas se frustrer si Heikkinen bloque les premières chances. Les Canadiens devront multiplier les écrans, attaquer les retours et rester actifs autour du filet pour éviter de tomber dans un match de tirs de l’extérieur.

La Finlande n’a probablement pas la même puissance offensive que le Canada, mais elle sait profiter d’un revirement ou d’un moment d’indiscipline. C’est exactement le genre d’équipe qui peut rendre une demi-finale plus serrée qu’attendu.

Les clés pour atteindre la finale

Le Canada devra d’abord garder son jeu simple et discipliné. Contre la Suède, l’avance de 5-0 a fini par fondre partiellement, surtout après quelques pénalités qui ont redonné de l’air à l’adversaire.

Une telle séquence serait risquée contre la Finlande, qui n’a besoin que de peu d’espace pour créer du danger en contre-attaque. La gestion de la rondelle dans la zone neutre sera donc essentielle.

Le Canada possède clairement plus de munitions offensives, mais la clé sera de transformer cette supériorité en chances nettes, pas seulement en volume de tirs. Plus l’équipe canadienne réussira à s’installer longtemps en zone adverse, plus elle forcera la Finlande à défendre en fatigue.

Si les premiers buts viennent tôt, le Canada pourra imposer son rythme. Sinon, il devra faire preuve de patience et rester fidèle à son identité de groupe profond, mobile et opportuniste.

Une occasion de viser l’histoire

Le tournoi donne au Canada une chance de viser une 26e médaille d’or dans ce rendez-vous estival des moins de 18 ans. Depuis la création de l’événement en 1991, le pays a remporté 25 titres, ce qui illustre sa domination historique dans cette compétition.

Le plus récent sacre canadien remonte à 2024, lui aussi à Edmonton. Jouer devant ses partisans ajoute donc un contexte favorable, mais cela augmente aussi la pression de livrer une autre performance de haut niveau.

Sur le papier, le Canada a les éléments pour aller au bout: une attaque répartie, des défenseurs capables d’appuyer l’offensive et un groupe qui a déjà prouvé qu’il pouvait garder le cap pendant trois matchs. Il reste toutefois un obstacle immédiat à franchir avant de penser à l’or.

La priorité est simple: battre la Finlande, puis se préparer à un dernier duel samedi soir au Rogers Place.

By Olivier Martel

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